Actualité de Puteaux ville des Hauts-de-seine
Comment ça fonctionne ?
Le mois dernier, la municipalité et notre Député-Maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud ont présenté leurs voeux aux putéoliens avec, cette année, une carte originale conçue avec la participation du Centre d’Aide par le Travail de Puteaux. Cette carte fait l'objet de commentaires de satisfaction, d'étonnement, de remerciements et, bien évidement, de critiques. C'est ainsi que ce soir, à la boulangerie, j'ai entendu prononcer, sur un ton légérement agacé, cette phrase surprenante : << ça leur coûte pas cher de faire bosser des handicapés >>. Face à cette affirmation, je n'ai pû m'empêcher de demander ce qui pouvait bien motiver cette reflexion. Je me suis vite rendu compte que c'était la méconnaissance du sujet qui laissait à penser que les travailleurs handicapés pouvaient être "exploités". Ce n'est pas le cas.
Les travailleurs handicapés dans les CAT perçoivent aujourd’hui leur salaire de trois façons différentes.
- Les allocations familiales versent une allocation aux travailleurs handicapés (non imposable). qui est fonction de la gravité et de la nature de leur handicap.
- Le CAT leur verse un salaire, appelé salaire direct, qui ne peut être ni inférieur à 5% du SMIC ni supérieur à 25 %.
- Ils perçoivent par l’intermédiaire du CAT un complément de rémunération de l’état qui peut être de 80 % du SMIC et est dégressif en fonction du salaire versé par le CAT
5 % Salaire CAT + 80 % SMIC
10 % Salaire CAT + 75 % SMIC
15 % Salaire CAT + 70 % SMIC
Ils bénéficient entre autres des transports gratuits (carte améthyste). 50% des repas pris sur leur lieu de travail sont pris en charge par la DDASS.
Les travailleurs handicapés sont soumis aux mêmes conditions que celles du code du travail, 35 heures hebdomadaires, congés payés, congés maladie, congés maternité.
A noter qu'à compter du 2ème trimestre 2006 ce seront les CAT qui seront chargés de payer la part actuellement versée par les Allocations familiales.
Il arrive même que des éducateurs et moniteurs d’ateliers qui ont une énorme responsabilité d’encadrement, perçoivent un salaire inférieur à celui d’un travailleur handicapé.
Enfin, il faut savoir que les entreprises françaises sont tenues d’employer 6% de leur personnel en personnel handicapé. Si elles ne le font pas, elles versent une taxe (calculée sur l’effectif de l’entreprise) à l’AGEFIPH (Association de gestion de fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées).
Elles ont aussi la possibilité de verser 50% de la taxe à l’ AGEFIPH , si elles font travailler un CAT. Mais dans leur grande majorité les d’entreprises préfèrent payer 100% de taxe à l’AGEFIPH. C’est pourquoi les CAT sont perpétuellement en recherche de travail et tout contrat avec une entreprise est le bienvenu.
Donc, loin de vouloir "exploiter" des handicapés, la municipalité et Joëlle Ceccaldi-Raynaud ont plutôt contribué, en associant le CAT de Puteaux à la conception de la carte de voeux, au bon fonctionnement de cette structure indispensable à l'insertion professionnelle des handicapés.